Résumé

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1883

Ainsi, conserver l’innocence des enfants et Jésus-Christ lui-même qui habite en eux, après qu’ils lui ont été consacrés par le baptême ; défendre cette pureté contre la concupiscence, c’est-à-dire contre toutes les mauvaises inclinaisons de leur nature corrompue, contre l’envie du démon et la rage qu’excite en lui le bonheur des hommes, contre les ruses qu’il invente et les assauts qu’il leur livre, tel était l’objet principal de l’éducation, selon Saint-Cyran. Tout, dans le système de Port-Royal, va se déduire de cette conception primitive ou s’y subordonner.
Source : Wikisource

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1883

C’était en quelque sorte une première éducation passive, mais dans laquelle on ne s’enfermait pas. S’il est bon que les enfants ne sortent jamais de cette heureuse simplicité qui conserve en eux l’innocence chrétienne, on comprenait qu’autre chose encore est nécessaire : il faut que, par un effort propre, ils croissent en esprit et en sagesse ; il faut qu’ils ne soient pas aveugles pour le bien ni imprudents quand il faut éviter le mal. Aussi s’efforçait-on d’allumer dans leur cœur un désir de vertu et l’amour des biens éternels
Source : Wikisource

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1883

Ainsi, la nature humaine est viciée ; il faut que l’éducation la corrige et que, poursuivant un double but, elle redresse la raison et la volonté détournées de leur véritable objet. Il faut redresser la raison par l’étude et la volonté par la pratique de la vertu.
Sans doute le baptême a rendu à l’âme l’innocence perdue, et le chemin du ciel est rouvert ; mais l’âme reste faible ; cette innocence est fragile ; elle est comme une santé ébranlée par quelque terrible maladie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature