“ Les hommes qu'une intelligence supérieure ou que des circonstances heureuses ont fait réussir ne doivent pas seuls être assurés contre les maux et les périls de la vieillesse. — Il est nécessaire que la Société étende sa sollicitude à ceux qui, moins heureusement doués ou moins favorisés, n'ont pu arriver à l'aisance ou à la fortune. Ils méritent tout autant et même plus d'intérêt. Il faut que la société agisse comme une mère : elle moralisera ainsi la famille. Le vieillard, ne se sentant plus à charge à ses enfants, restera au milieu d'eux. ”
Résumé
“De la Question ouvrière. Projet pour constituer une rente à tous les citoyens et amortir la dette publique. (Février 1871.)”, publiée en 1872, est une œuvre de . Des thèmes tels que l'ouvrier, le revenu ou la vieillesse y sont abordés.
Citations de De la Question ouvrière. Projet pour constituer une rente à tous les citoyens et amortir la dette publique… ()
“ La société doit être la tutrice de chacun de ses membres et veiller à leur bien-être. A-t-elle jusqu'à ce jour rempli complétement ce devoir? Non, elle ne l'a rempli qu'en partie dans l'ordre social : nous voulons parler des lois civiles; mais cela ne suffit pas : il faut qu'elle complète son oeuvre en sauvant de la misère la vieillesse de l'ouvrier. Pour répondre à cette nécessité, que nous considérons comme absolue, nous proposons d'assurer une rente à chaque vieillard au moyen d'une contribution minime. Nous demandons que chaque commune s'impose mensuellement de 12 cent. ”
“ Et en tous cas, si, dans le cours de sa vie, il a été frappé par la fatalité, ou si ses goûts l'ont entraîné à une vie désordonnée, il ne s'en prendra toujours qu'à lui-même et non à la société. Ainsi donc, à l'opposé du travail manuel, le travail intellectuel a pour résultat d'amener l'homme à réaliser par les années un premier capital qui est celui de l'expérience, de la pratique des affaires , et si les circonstances lui sont favorables, et s'il a des aptitudes d'ordre, d'économie, l'homme réalisera un deuxième capital, celui de l'argent, c'est-à-dire la fortune ”
