Résumé

De la Question ouvrière. Projet pour constituer une rente à tous les citoyens et amortir la dette publique… (1872)

Les hommes qu'une intelligence supérieure ou que des circonstances heureuses ont fait réussir ne doivent pas seuls être assurés contre les maux et les périls de la vieillesse. — Il est nécessaire que la Société étende sa sollicitude à ceux qui, moins heureusement doués ou moins favorisés, n'ont pu arriver à l'aisance ou à la fortune. Ils méritent tout autant et même plus d'intérêt. Il faut que la société agisse comme une mère : elle moralisera ainsi la famille. Le vieillard, ne se sentant plus à charge à ses enfants, restera au milieu d'eux.
Source : Gallica

De la Question ouvrière. Projet pour constituer une rente à tous les citoyens et amortir la dette publique… (1872)

La société doit être la tutrice de chacun de ses membres et veiller à leur bien-être. A-t-elle jusqu'à ce jour rempli complétement ce devoir? Non, elle ne l'a rempli qu'en partie dans l'ordre social : nous voulons parler des lois civiles; mais cela ne suffit pas : il faut qu'elle complète son oeuvre en sauvant de la misère la vieillesse de l'ouvrier.
Pour répondre à cette nécessité, que nous considérons comme absolue, nous proposons d'assurer une rente à chaque vieillard au moyen d'une contribution minime. Nous demandons que chaque commune s'impose mensuellement de 12 cent.
Source : Gallica

De la Question ouvrière. Projet pour constituer une rente à tous les citoyens et amortir la dette publique… (1872)

Et en tous cas, si, dans le cours de sa vie, il a été frappé par la fatalité, ou si ses goûts l'ont entraîné à une vie désordonnée, il ne s'en prendra toujours qu'à lui-même et non à la société.
Ainsi donc, à l'opposé du travail manuel, le travail intellectuel a pour résultat d'amener l'homme à réaliser par les années un premier capital qui est celui de l'expérience, de la pratique des affaires , et si les circonstances lui sont favorables, et s'il a des aptitudes d'ordre, d'économie, l'homme réalisera un deuxième capital, celui de l'argent, c'est-à-dire la fortune
Source : Gallica

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