Résumé

De la liberté et de ses conséquences dans une nation éclairée… (1822)

Alors chacun raisonne sur les droits, les intérêts et la dignité de l'espèce : nul ne remplit les devoirs attachés à sa condition; alors tout est bon dans la théorie, tout est mauvais dans la pratique: l'intérêt public occupe tout les esprits ; l'égoïsme entraîne tous les coeurs ; on plaide pour la vertu, et le vice reçoit nos hommages ; on veut des moeurs, et l'on foule les usages établis; on désire la liberté pour agir en despote et non pour vivre en bon citoyen.
Source : Gallica

De la liberté et de ses conséquences dans une nation éclairée… (1822)

Libres de tout faire hors ce qui contrarie l'intérêt des masses, l'esprit et le coeur de l'homme n'auraient de borne que la morale publique; et ils trouveraient encore de quoi diversifier leurs plaisirs et leurs jouissances, tout en restant fidèles au précepte de l'évangile, qui dit de ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fît. Mais non, une fatalité cruelle, une force inconnue nous soumet aux caprices de nos sens et nous rend par cela incacapables d'être justes.
Source : Gallica

De la liberté et de ses conséquences dans une nation éclairée… (1822)

L'HOMME est né libre , et partout il est dans les fers, dit Rousseau: de cette vérité incontestable naît cette conséquence, que si la liberté est un droit, l'esclavage est une nécessité. Déterminer jusqu'à quel point la nécessité doit l'emporter sur le droit, c'est l'oeuvre de la législation. Conduire le génie d'un peuple vers les perfectibilités morales , arrêter l'ambition du coeur humain pour assurer la stabilité des conventions politiques, c'est la science du législateur.
Source : Gallica

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