Déodat Gratet de Dolomieu,
Mémoire sur les tremblemens de terre de la Calabre pendant l’année 1783
“ L’impression que m’a fait Messine est d’un genre tout différent. Ce sont moins ses ruines, qui m’ont frappé, que la solitude & le silence, qui regnent dans ses murs. On est penetré d’une terreur mélancolique, & d’une tristesse sombre, lorsqu’on traverse une grande Ville, lorsqu’on parcourt tous ses quartiers, sans rencontrer être vivant, sans qu’aucune voix Vienne frapper vos oreilles, sans entendre autre bruit, que le balancement de quelques portes & fenêtres, atachées a des pans de murs elevés, & agitées par les vents. ”
