Jean Joseph de Brieude

Résumé

Jean Joseph de Brieude Topographie médicale de la Haute-Auvergne… (1821)

La sensibilité du cœur y est peu excitée par le choc des passions ; la sévérité de nos mœurs et de nos usages, la bonne constitution nerveuse du sexe, le mettent à l'abri de cet écueil. D'après cette manière d'élever les femmes, l'on présume facilement que l'on connaît peu le charme de la société dans les montagnes : les mœurs y resteront toujours rudes et grossières, jusqu'à ce que l'on y ait rendu le sexe aimable. On est fàché de rencontrer souvent de la beauté, de l'esprit, les qualités du eœur, avec de l'humeur ou des défauts essentiels dans le carac tère.
Source : Gallica

Jean Joseph de Brieude Topographie médicale de la Haute-Auvergne… (1821)

Ailleurs, c'est un terrain rouge, onctueux au toucher. Les vignes, les noyers, les arbres fruitiers de toute espèce, font la richesse de ce canton : leur fertilité est prodigieuse. Ori y cultive aussi le froment et le chanvre avec le plus grand grand succès.
J'ai déjà dit que la haute plaine lie les groupes septentrionaux avec nos montagnes méridionales. Si on la considère du sommet du Mont-d'Or ou du Cantal, ainsi que cela m'est arrivé plusieurs fois, elle paraît avoir été formée aux dépens des montagnes qui la bornent. Sa surface , nue et évasée, est couverte de pacages.
Source : Gallica

Jean Joseph de Brieude Topographie médicale de la Haute-Auvergne… (1821)

Or, ce sont nos femmes du peuple qui sont fortes et vigoureuses, qui ne vivent que de lait et des végétaux les plus doux ; qui, pendant leurs couches, ne restent pas vingt-quatre heures dans leur lit ; qui habitent un climat froid et glacial, et dont l'habitation est rafraîchie nuit et jour par des courans d'air : ce sont ces femmes, dis-je, qui sont sujettes à toutes les miliaires laiteuses.
Source : Gallica

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