Résumé

Edouard Combescure, professeur à la Faculté des sciences de Montpellier… (1890)

Ces mérites, Combescure n'en tirait jamais vanité : on se méprendrait pourtant à croire qu'il n'en avait pas une pleine conscience. Il leur devait des joies intimes, et, s'il hésitait à en parler, ce n'était nullement par égoïsme. — Les égoïstes sont gens pratiques et c'est ce que Combescure ne sut jamais être.— Quand une passion née avec l'âge d'homme a rempli une vie entière, elle s'est insensiblement retirée et comme réfugiée dans les parties profondes de l'âme, où une sorte de pudeur
la retient.
Source : Gallica

Edouard Combescure, professeur à la Faculté des sciences de Montpellier… (1890)

Si les spéculations mathématiques était son occupation favorite, M. Combescure avait l'esprit ouvert à toutes les branches des connaissances humaines. Qui ne se rappelle, Messieurs, parmi ceux qui ont eu le privilège d'être admis dans son intimité, qui ne se rappelle cette
conversation charmante et alerte, empreinte d'une bienveillante et fine malice, émaillée de vives saillies, mais qui faisait deviner l'essor d'un esprit supérieur ?
Ah ! Messieurs, la Faculté des sciences est dans un deuil cruel. Je vous ai parlé du savant. M. le Doyen va vous dire quel collègue nous avons perdu.
Source : Gallica

Edouard Combescure, professeur à la Faculté des sciences de Montpellier… (1890)

Combescure était naturellement optimiste parce qu'il était bienveillant et bon.
Quand les témoignages incessamment renouvelés d'une
bonté si prodigue d'elle-même cessent tout à coup par la mort, il est humain de protester contre l'irréparable. Ceux qui restent ne se résignent point, et la douleur ne leur paraît sincère qu'à la condition de s'exaspérer sans trève. Un moment viendra où le regret prendra sa place, et il ne faut pas redouter que ce soit trop vite.
Source : Gallica

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