Emmanuel Bailly

Résumé

Emmanuel Bailly Paul Flandin (1875)

Après la voix de Dieu, nulle voix n'était plus sacrée pour lui que celle de sa mère ; il avait au cœur , pour elle, un amour filial véritable, un amour filial chrétien : si on la lui rappelait, son âme était aussitôt saisie d'une piété religieuse et d'une vénération profonde pour tous ses désirs.
Ah ! que cette pieuse mère l'apprenne ici pour sa consolation : ses prières et ses larmes ont exercé un empire souverain sur son Paul bien-aimé.
Source : Gallica

Emmanuel Bailly Paul Flandin (1875)

Après la communion, nous le laissâmes seul avec le P. François, et c'est alors que son âme s'exhala en actions de grâces. Que le bon Dieu m'a aime, disait-il, et combien il s'est montré bon pour moi. Cette communion que je viens de faire est la plus grande de toutes ses grâces ! et il répétait : Que Dieu a été bon pour moi ! Le lendemain, l'agonie commença, elle devait durer plus de quarante-huit heures, tellement la vie avait jeté de profondes racines dans ce corps usé par la maladie.
Source : Gallica

Emmanuel Bailly Paul Flandin (1875)

Scènes touchantes, où Paul exhortait ses anciens camarades à la ferveur, et où ceux-ci, agenouillés à son chevet, ou l'embrassant les larmes aux yeux, le suppliaient de ne pas les oublier là-haut ! Ah !
l'union qui peut prendre, entre d'anciens camarades, de tels caractères, ne repose pas sur une vertu de commerce ! Elle a ses racines dans la foi, et elle est plus forte que le malheur, plus forte que la mort.
D'ailleurs c'est une loi des anciens élèves de l'Assomption, de souffrir tous, quand l'un d'entre eux n'est pas fidèle à son baptême
Source : Gallica

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