Eugène Fritsch

Eugène Fritsch

Résumé

Portrait de Eugène Fritsch Eugène Fritsch La nostalgie du soldat (1876)

Un fait capital et de la plus haute importance pour le médecin militaire, c'est que le nostalgique sérieusement atteint, touché au point de perdre une partie de sa responsabilité, n'accuse pas son mal le plus souvent, et cherche plutôt à le cacher. Absorbé par une pensée opiniâtre, il la tait à celui qui l'interroge, avec cette pudeur instinctive qui nous fait dissimuler nos sentiments les plus intimes et les plus chers à ceux que nous croyons indifférents ou hostiles.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Fritsch Eugène Fritsch La nostalgie du soldat (1876)

Quoi qu'il en soit, il est certain qu'il résulte des observations faites depuis la Révolution, dans les hôpitaux militaires, qu'aucun militaire n'y a jamais été amené par la nostalgie, cette fièvre brûlante qui reproduit sans cesse la décevante illusion du mirage, en transportant celui qui en est atteint dans le lieu qu'il regrette, sans que sa raison soit dupe de cette cruelle déception de son imagination en délire.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Fritsch Eugène Fritsch La nostalgie du soldat (1876)

Quand elle atteint des hommes aguerris, des vieux soldats, la nostalgie n'est pas nécessairement inconsciente. Loin de là : elle n'est pas voilée chez eux par la timidité naturelle du jeune conscrit, qui souvent, à ses débuts, apporte en d'autres choses encore une pudeur semblable à celle de la jeune fille, pudeur qu'il ne faut pas brusquer, et qui le gêne d'autant moins longtemps qu'on la respecte anieux tout d'abord.
Source : Gallica

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