Résumé

Portrait de George Berkeley George Berkeley Dialogues entre Hylas et Philonoüs… (1750)

Je fais néanmoins que moi, qui fuis un esprit ou une substance pensante, j'existe; & je le fais avec la même certitude avec laquelle je connois l'existence de mes idées. Je fais encore ce que j'entends par les termes je ou moi & je le fais immédiatement, ou intuitivement, quoique je ne l'apperçoive point de la même maniere que j'apperçois un triangle, une couleur ou un son. L'entendement, l'esprit ou rame, est cette chose indivisible & non étendue, qui pense, agit & apperçoit. Je dis indivisible en tant que non étendue
Source : Gallica

Portrait de George Berkeley George Berkeley Dialogues entre Hylas et Philonoüs… (1750)

Quand je dis l'existence de Dieu, je n'entends pas celle d'une cause obscure
& générale des choses, de laquelle nous n'avions point de notion ; mais de Dieu dans le sens étroit & propre du mot; d'un être dont la spiritualité, la présence partout, la providence, la science sans bornes, la puissance & la bonté infinie, font aussi faciles a appercevoir que l'existence des choses sensibles, de laquelle ( malgré les faux- fuyans, les prétentions illusoires & les scrupules affectés des Sceptiques ) il n'y a pas plus de raison de douter que de notre propre être.
Source : Gallica

Portrait de George Berkeley George Berkeley Dialogues entre Hylas et Philonoüs… (1750)

Les sens font trop foibles, & la sphere de leur portée trop étroite , pour pouvoir saisir des mondes innombrables, qui tournent autour d'autant de feux placés à leurs centres, & l'énergie d'un esprit souverainement par fait, qui se déploie dans chacun d'eux fous une infinité de formes. Mais ni les sens ni l'imagination n'ont assez de force pour
comprendre l'étendue sans bornes avec tous ses riches ameublemens.
Source : Gallica

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