Résumé

Gustave Réal Cour des Pairs. Présidence de M. le Chancelier de France… (1841)

Par l'intelligence de Fougeray et par son caractère, par ses habitudes d'esprit et par ses manières d'être, par son intérieur et par son extérieur, j'arrive à vous
démontrer qu'il ne valait rien pour les crimes politiques. Pour l'association, il faut plus d'intrigues; pour le complot, il faut plus d'énergie. Ne lui enlevez pas, je vous prie, Messieurs les Pairs, la position effacée qu'il doit à l'insignifiance de ses idées et à la jeunesse de son caractère. Laissez la situation telle qu'elle est; l'homme tel qu'il s'est montré lui-même
Source : Gallica

Gustave Réal Cour des Pairs. Présidence de M. le Chancelier de France… (1841)

J'oserai dire ici toute ma pensée ; si l'instruction de Fougeray avait été complète, si la religion, si la morale s'y étaient mêlées pour tempérer les excitations nouvelles de l'intelligence et de la volonté , je n'aurais pas assurément à m'en plaindre, car Fougeray ne serait pas ici. Mais l'instruction a ses degrés et ses périls , et il y a, Messieurs , une certaine instruction superficielle et tronquée, que je ne craindrai pas
d'appeler un présent funeste, car elle tend à donner à l'homme une idée exagérée de ses forces , et elle éveille ses désirs sans les satisfaire.
Source : Gallica

Gustave Réal Cour des Pairs. Présidence de M. le Chancelier de France… (1841)

Tout le mal que ces hommes ont pu faire à la France par leurs complots permanents, ou par leur périodiques attentats, par la guerre souterraine qu'il font à l'ordre social ou par leurs sanglantes batailles, ce n'est pas à moi de vous le dire, Messieurs; mais ne l'oubliez pas, je vous en prie, lorsque l'émeute jette sanglants et meurtris sur le pavé de nos villes tant de braves soldats, tant de généreux citoyens, ce ne sont pas là toutes les victimes des factions populaires
Source : Gallica

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