Résumé

Hospice-Anthelme Verreau Quelques notes sur Antoine de Lamothe de Cadillac

Les conseillers avaient besoin, dit-il, d’être complètement libres pour prononcer leur arrêt définitif, et pour cela, ils devaient prier le gouverneur et l’intendant de se retirer, pendant qu’ils opineraient.
— Pour moi, dit aussitôt M. de Champigny, je suis tout prêt à me retirer, si M. le gouverneur veut faire de même.
— Je le veux bien, répond M. de Frontenac, encore que je n’estime pas que la présence de M. l’intendant, ni la mienne, puissent en aucune façon gêner la compagnie dans ses suffrages.
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Hospice-Anthelme Verreau Quelques notes sur Antoine de Lamothe de Cadillac

Le procès revenait donc devant moi. J’ai ordonné que les parties se pourvoiraient devant le Conseil. J’estime que je ne dois pas être récusé : vous savez, messieurs, que d’après les pouvoirs que Sa Majesté a bien voulu attacher à la charge d’intendant, je puis juger, nonobstant toute récusation et prise à partie. J’aurais donc le droit de ne tenir aucun compte de la requête du sieur de Lamothe et de passer outre. Mais j’aime mieux m’en rapporter au jugement de la compagnie, et je la prie de décider si je dois m’abstenir en cette cause.
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Parmi les traitants qui se rendirent à Michilimakinac au commencement de l’été de 1696, se trouvait un montréalais, Sauton, qui avait pu, grâce au concours de ses amis, apporter dans son canot des marchandises pour une valeur de 1539 livres. Ce n’était pas beaucoup ; mais les profits paraissaient si considérables qu’il pouvait espérer de doubler et même de tripler cette somme. Lamothe l’accueillit bien, et au bout de quelques jours, il le pressa de former une société avec deux jeunes voyageurs qu’il avait à son service, Louis Durand et Joseph Moreau [3] .
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