Résumé

Hubert Lebon Vie de sainte Thérèse, vierge, fondatrice des Carmélites déchaussées… (1852)

C'est elle qui, dans la charité qui l'embrasait pour son Dieu, s'écriait avec une sainte jalousie qu'elle ne voulait pas qu'il y eût quelqu'un qui aimât Dieu plus qu'elle ; c'est Thérèse encore qui dans le désir de s'unir à son Dieu , s'écriait : Je me meurs, ô mon Dieu, de ne pouvoir mourir; c'est Thérèse encore qui, dans son désir de souffrir pour l'objet aimé, lui disait dans une extase sublime de son amour : Ou souffrir, Seigneur, ou mourir. Ses ouvrages sont remplis de ces saints transports qu'elle laisse exhaler de son cœur comme un feu sacré qui le consume.
Source : Gallica

Hubert Lebon Vie de sainte Thérèse, vierge, fondatrice des Carmélites déchaussées… (1852)

Il lui semblait que, comme elle, elle allait se prosterner aux pieds du Sauveur, les arroser de ses larmes, et mériter ainsi le pardon de ses péchés.
Sa piété n'était pas moins affectueuse envers saint Augustin. Son humilité lui faisait considérer les âmes pénitentes comme les premiers modèles qu'elle devait imiter. La lecture des Confessions de saint Augustin lui fit verser des torrents de
larmes, et lorsqu'elle raconte cette partie de sa vie, ce n'est qu'avec un profond attendrissement.
Source : Gallica

Hubert Lebon Vie de sainte Thérèse, vierge, fondatrice des Carmélites déchaussées… (1852)

Le Seigneur avait déjà commencé à répandre dans son âme les grâces qui font les grands saints, celle entre autres de l'oraison la plus sublime.
Thérèse, à peine âgée de vingt ans, ne comprenait encore rien à cette faveur. Les larmes mêmes qu'elle répandait quelquefois avec abondance par l'impression de l'amour divin, l'affligeaient au lieu de la consoler, quand elle considérait le peu de fruit qu'il lui semblait en retirer à cause de ses rechutes fréquentes dans ce qu'elle
appelait ses péchés.
Source : Gallica

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