Résumé

J. Valher Les Vrais tyrans du peuple. À Messieurs de la Rouge… (1849)

Pourquoi mentir? Le mensonge est l'arme des faibles et des lâches !
C'est que ces hommes qui ont fait une révolution au nom de la Réforme, redoutent aujourd'hui le suffrage universel ; cette arme, dont ils ont pendant dix-huit ans menacé la royauté de 4830, jusqu'à ce qu'elle ait succombé; cette arme qui, contre leur attente, s'est tournée contre eux, aujourd'hui ils, voudraient la briser ; le 15 mai n'était que la préface de juin, et s'il faut croire leurs paroles de paix et d'amour, juin serait encore loin d'être le dernier mot des socialistes.
Source : Gallica

J. Valher Les Vrais tyrans du peuple. À Messieurs de la Rouge… (1849)

Et vous, montagnards, tristes plagiaires d'une époque sublime et triste à la fois ; vous, qui croyez vous faire un nom révolutionnaire, souvenez-vous qu'en 89, quand le Peuple sortit de ses langes, s'il était beau de voir des génies, que la tyrannie étouffait en leur fermant toutes les carrières, s'élever à la sublimité, il n'en peut être de même aujourd'hui, que le soleil de la liberté luit pour tous.
Source : Gallica

J. Valher Les Vrais tyrans du peuple. À Messieurs de la Rouge… (1849)

Avocats rayés, littérateurs incompris, fonctionnaires civils déchus, etc., etc., tous arrivés au moment où l'avenir échappe à leur mains impuissantes, se lancent à toutes voiles dans la démocratie et se donnent le rôle facile d'amis du peuple, après avoir été les plus cruels ennemis d'eux-mêmes. C'est bien pour eux que la propriété est un vol. L'ouvrier honnête, séduit par les promesses d'avenir que ne cessent de lui répéter les chefs du parti dans leurs feuilles turbulentes, est souvent le candide compère de ces intrigants à qui il sert de marchepied.
Source : Gallica

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