Résumé

Jacques Bonzon L'Intimité française et la censure… (1915)

Seule la fausseté sera répréhensible, et encore lorsqu'elle aura troublé « la paix publique ». Il était surabondant d'ajouter, en parlant d'une information fausse : « et qu'elle aura été faite de mauvaise foi ». Les augustes du Parlement ne savaient déjà plus le français même à l'aurore de la République. Fausseté implique mauvaise foi. Mais vous le voyez, Messieurs, la fausseté seule restait punissable lorsqu'elle se manifestait publiquement, à propos de la vie publique, et qu'elle avait pu nuire à la vie publique. La vérité enfin pouvait sortir du puits légal.
Source : Gallica

Jacques Bonzon L'Intimité française et la censure… (1915)

Mais le policier qui aurait fait la saisie au nom de la Censure, c'est-à-dire du ministre de l'intérieur, il n'y aurait qu'à le mettre en cause, comme en 1897 le préfet de police. Et la justice française serait bien obligée de dire si la pensée française doit être bâillonnée à la guise de la censure juive.
Car la liberté de penser, même incarnée dans la presse d'aujourd'hui, reste la persécutée qui m'intéresse.
Source : Gallica

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