Jacques Bonzon, L'Intimité française et la censure… (1915)
“ Seule la fausseté sera répréhensible, et encore lorsqu'elle aura troublé « la paix publique ». Il était surabondant d'ajouter, en parlant d'une information fausse : « et qu'elle aura été faite de mauvaise foi ». Les augustes du Parlement ne savaient déjà plus le français même à l'aurore de la République. Fausseté implique mauvaise foi. Mais vous le voyez, Messieurs, la fausseté seule restait punissable lorsqu'elle se manifestait publiquement, à propos de la vie publique, et qu'elle avait pu nuire à la vie publique. La vérité enfin pouvait sortir du puits légal. ”
