Jean Toulet

Résumé

Jean Toulet Georges Leroux (1990)

Après Pierre-Lucien Martin, elle accueille Georges Leroux en 1959.
Les relieurs membres fondateurs de la Société avaient été formés dans le culte de Pierre Legrain et sous l'influence du style Art déco. Même s'ils étaient convaincus – et ils le démontraient – que la reliure est un champ qui a sa créativité propre, elle était toujours pour eux implicitement située dans le vaste mouvement qui s'était épanoui autour de la fameuse exposition de 1925. Au fond, chacun avec son talent, sa personnalité, adaptait à la reliure le riche répertoire de formes qui était celui du temps.
Source : Gallica

Jean Toulet Georges Leroux (1990)

Ce qui peut s'énoncer brutalement : point de client, point de relieur. La question que l'on pourrait se poser est celle-ci : comment peut-on, comme Georges Leroux, conquérir ce statut tel qu'on vous accorde la faculté exorbitante de donner à un livre que l'on apprécie l'apparence qu'il prendra désormais irréversiblement ? Il faudrait faire la part des aléas, des rencontres imprévisibles, des préférences intimes, des enjeux de rivalités, de l'opiniâtreté, des paris et du goût du risque.
Source : Gallica

Jean Toulet Georges Leroux (1990)

Georges Leroux s'inscrit dans la continuité de cette mutation qui a institué le relieur comme créateur de plein droit.
Des siècles durant, ces reliures à décor revêtirent indistinctement toutes les catégories de livres, ceux des bibliothèques comme ceux des lieux plus « civils », ceux des églises comme ceux des salons, ceux que l'on lit comme ceux que l'on ne lit pas ou plus, les plus précieux et les plus banals. Ce vaste champ disponible, les quatre ou cinq dernières générations de relieurs ne l'eurent plus : ils furent conduits – rupture féconde ou appauvrissement ?
Source : Gallica

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