Résumé

Joseph Hommey Rapport sur les eaux d'alimentation de la ville de Sées… (1908)

On meurt plus à Sées parce que l'absence d'eau rend illusoire toute mesure d'hygiène. On y meurt plus surtout parce que le sol de la ville, le peu de profondeur de la nappe phréatique, l'absence d'étanchéité des fosses et des égoûts font que l'eau qui sert à l'alimentation de l'agglomération est mélangée d'une part aux eaux superficielles, et d'autre part aux infiltrations provenant des égoûts et des fosses d'aisance.
Source : Gallica

Joseph Hommey Rapport sur les eaux d'alimentation de la ville de Sées… (1908)

De plus, la nappe souterraine suit approximativement les sinuosités de la surface, et le courant de cette nappe s'établit des sommets vers les déclivités et vers le cours d'eau dans lequel elle s'écoule, et comme cette eau circule dans les sables de la base du bathonien, il s'en suit qu'une contamination en aval ne se propagera en amont que s'il y avait aspiration ; donc l'insalubrité des puits de la ville n'aura pas d'action sur une prise d'eau éloignée de l'agglomération, si le réglage de cette prise d'eau est bien fait.
Source : Gallica

Joseph Hommey Rapport sur les eaux d'alimentation de la ville de Sées… (1908)

Le chiffre des décès prouve qu'il n'en est rien.
Il est évident que les épidémies de fièvre typhoïde sont rares dans notre ville, et bien qu'il ne se passe pas d'année sans qu'il n'y ait quelques cas d'infections éberthiennes ou tout au moins paratyphoïdes, leur nombre ne serait certes pas suffisant pour déterminer une mortalité aussi élevée que celle constatée dans la ville de Sées si d'autres maladies n'étaient également tributaires des eaux insalubres ; et leur nombre en est grand !
Source : Gallica

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