José-Maria de Heredia,
Le Parnasse contemporain/1876
“ La gloire a sillonné de ses illustres rides Le visage hardi de ce grand Cavalier Qui porte sur son front que nul n’a fait plier Le hâle de la guerre et des soleils torrides. En tous lieux, côte ferme, îles, sierras arides, Il a planté la croix, et depuis l’escalier Des Andes, promené son pennon familier Jusqu’au golfe orageux qui blanchit les Florides. Pour ses derniers neveux, Claudius, tes pinceaux Sous l’armure de bronze aux splendides rinceaux Font revivre l’Aïeul fier et mélancolique ; Et ses yeux assombris semblent chercher encor Dans le ciel de l’émail ardent et métallique ”
