Résumé

L.-A. Petit Simples voeux économiques et politiques… (1869)

On pouvait rêver libre-échange quand les hommes exécutaient le travail au moyen de leurs bras ou avec de simples appareils. On le pouvait aussi, lorsque chaque peuple se contentait de s'adonner à certaines industries spéciales. Mais depuis que tous les peuples façonnent des produits semblables, autant en vue de l'exportation qu'en vue de leur consommation, mais depuis qu'on applique la vapeur et les machines à la production, depuis que machines et vapeur y participent d'une manière si large, qui donc peut encore soutenir que le libre-échange soit un bien?
Source : Gallica

L.-A. Petit Simples voeux économiques et politiques… (1869)

Si l'industrie française, dans le but de faciliter l'écoulement de ce trop-plein, veut modérer un instant sa marche, comme elle le faisait antérieurement, à l'apparition de chaque crise, ce ralentissement ne détermine plus l'effet qu'il amenait infailliblement alors. Il ne fait pas disparaître l'encombrement ; il ouvre une place plus grande à la production étrangère, qui est toujours prête, et qui a toujours des marchandises à nous envoyer. Pour défendre leur terrain, et pour conserver les positions acquises, nos industriels soutiennent indéfiniment une lutte impossible.
Source : Gallica

L.-A. Petit Simples voeux économiques et politiques… (1869)

Les machines absorbent des matières premières, mais elles ne consomment pas de produits proprement dits. Elles façonnent des produits et elles les offrent à la consommation. De là une production qui, pour bien des articles, excède les besoins de la société. Un engorgement est donc inévitable; et, de plus, avec le libre-échange, il est, de toute nécessité, permanent, et il restera tel jusqu'à la chute de nos industries, à moins qu'on ne supprime la cause du mal.
Source : Gallica

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