L. de Lavergne

Résumé

L. de Lavergne L’Enquête agricole

Ce n’est pas sur le terrain de la protection qu’il faut placer la question, c’est sur l’assiette et la quotité de l’impôt. Si les plaintes contre la liberté commerciale sont imaginaires, il n’en est pas de même des griefs contre l’impôt. L’agriculture a été de tout temps la bête de somme du fisc, et dans la répartition des charges ses intérêts sont toujours sacrifiés. Voilà la véritable cause de ses souffrances. Il n’y a qu’un remaniement presque complet, soit dans les recettes, soit dans les dépenses publiques, qui puisse lui donner satisfaction.
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L. de Lavergne L’Enquête agricole

Nous ne prétendons pas mettre sur le compte du mauvais gouvernement économique la ruine de la soie, la maladie des pommes de terre, les épizooties, l’oïdium, les mauvaises récoltes de 1855 et de 1861, les récoltes surabondantes de 1863 et de 1864 ; mais une industrie peut être plus ou moins armée pour lutter tour à tour contre les fléaux qui réduisent ses produits et contre les baisses de prix qui suppriment ses bénéfices, et l’agriculture ne l’est pas. Les autres industries le sont un peu plus, mais non encore assez.
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L. de Lavergne L’Enquête agricole

La douane ne doit pas être un instrument fiscal, mais un instrument de protection. Retournez la phrase, et vous aurez tout notre programme. Ce qui caractérise le droit protecteur, c’est qu’il a pour mission d’empêcher l’échange entre les produits nationaux et les produits étrangers ; ce qui caractérise le droit fiscal, c’est qu’il n’a d’existence que par cet échange. Moins le produit étranger entre, plus le droit protecteur atteint son but ; plus le produit étranger entre, plus le droit fiscal atteint le sien.
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