Résumé

Libres méditations d'un solitaire inconnu… (1819)

La force nous est donnée pour que nous obéissions volontairement, et non pour que nous résistions. Quand on connaît la volonté souveraine, ne pas obéir aussitôt, c'est prouver que l'on est chargé de misères, que l'on est incapable de s'élever par le désir et qu'on a perdu tout sentiment de perfection. Comme l'affabilité avec les hommes, bien loin d'annoncer des penchans serviles, devient au contraire une marque de grandeur; ainsi le respect pour la justice convient aux
âmes peu communes et montre l'empire qu'elles obtiennent sur les choses temporelles.
Source : Gallica

Libres méditations d'un solitaire inconnu… (1819)

Ce qui est illimité est divin l'infini ne saurait être défectueux, ou mauvais; l'infini, sous tous les rapports, ce serait Dieu. Une pensée profonde suscitée par quelque bruit dans l'épaisseur des bois, l'union de plusieurs familles oubliées sur un sol favorable, l'expressive tranquillité des regards du sage, la communication des idées d'un hémisphère à l'autre, d'un âge à un autre âge, tout ce'qui est heureux, vaste, incompréhensible, ce qui est sublime enfin, est l'ouvrage du Dieu que je reconnais, du Dieu qui est et qui sera.
Source : Gallica

Libres méditations d'un solitaire inconnu… (1819)

Il suffit d'observer ce qui est sous nos yeux, pour sentir que la loi générale est une loi de justice et de fécondité. Malgré nos fautes, et malgré les larmes qui peuvent obscurcir notre vue, nous découvrons dans ce que l'homme n'a pas fait la majesté d'une conception divine.
Quelquefois cette grandeur m'accable, et quelquefois elle me soutient. L'immensité me satisfait comme si elle devait être le domaine de l'honunc; mais en d'autres momens je suis frappé de ma détresse, et l'avenir ne m'offre
pour délivrance qu'un muet repos, les siècles du sépulcre.
Source : Gallica

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