Résumé

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité des assemblées publiques littéraires… (1805)

Si le public cessait d'être juge, que deviendrait notre opinion réduite à ne se plus montrer que comme purement personnelle ? Comment connaîtrions-nous le juste prix qu'il faut accorder même aux vérités, s'il n'existait plus de moyens de s'exprimer sur leur plus ou moins grande utilité? Que deviendrait l'émulation, que deviendrait le génie, si un silence mortel régnait autour d'eux?
Source : Gallica

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité des assemblées publiques littéraires… (1805)

Pour mieux sentir de quelle utilité sont les droits du public, considérons qu'il ne saurait rien perdre, rien acquérir qui ne tourne à l'avantage ou au détriment de ses membres. Lui interdire un droit quelconque, c'est donc se nuire à soi-même, c'est s'enlever un privilège qu'on peut avoir l'occasion d'exercer et dont la privation ne peut manquer d'exciter des regrets.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Louis-Élie Moreau de Saint-Méry Discours sur l'utilité des assemblées publiques littéraires… (1805)

Ce sont principalement ces dernières sociétés qui ont besoin de soumettre leurs ouvrages à la censure du public, parce qu'elles ne lui offrent le plus souvent que des essais; c'est au public qu'il appartient d'y mettre un prix et de rectifier, s'il le
faut, les décisions d'un tribunal privé qui peut avoir erré ; ce n'est, en un mot, que par le moyen des assemblées publiques, qu'une association formée par des hommes animés du même esprit et réunis pour s'encourager mutuellement, peut apprendre à s'apprécier elle-même et savoir si elle n'a pas pris de son zèle une idée exagérée!
Source : Gallica

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