Résumé

Mémoire pour le sieur Ambroise Grand… (1833)

Il est donc vrai qu'en dépit de la Charte et de ses promesses, il dépend du caprice d'un commandant de la garde nationale d'interdire à un Français l'exercice de son culte pendant une partie de l'année, puisque le dimanche est choisi partout pour les revues et les parades ?
Ce Fiançais sera privé d'assister à l'auguste sacrifice des autels, si le commandant, pour jouir de la fraîcheur des matinées d'été, prend l'heure de la grand'messe pour commander des manoeuvres à la milice qui pour être citoyenne n'en est pas moins pourtant en majorité catholique.
Source : Gallica

Mémoire pour le sieur Ambroise Grand… (1833)

Si le droit d'assister aux offices publics du culte est acquis aux gardes nationaux nonobstant l'indication d'un service de revue et d'exercice, il est clair qu'il y a la même violation de principes dans une simple réprimande que dans une peine d'amende ou de prison. Si je n'ai fait qu'user de mon droit en me rendant à l'office un jour de dimanche, je puis repousser tout autant une simple réprimande qu'une peine plus rigoureuse.
Source : Gallica

Mémoire pour le sieur Ambroise Grand… (1833)

Suis-je écrivain? la liberté de la presse n'est pour moi qu'un mot vide de sens, si entre mon ouvrage et sa publication , je dois requérir le bon vouloir d'autrui. Chrétien et catholique, je ne suis protégé dans mon culte que si, appelé aux pieds des autels par le son de la cloche, nulle défense ne peut m'empêcher de m'y rendre, à moins qu'il ne s'agisse d'accomplir un devoir social du premier ordre, et qui ne souffre pas de retard.
Source : Gallica

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