Résumé

Paul Drouilhet de Sigalas Comment les peuples finissent, par Paul Drouilhet de Sigalas… (1849)

Ne descendons pas les pentes de ce Sinaï que Dieu nous a fait gravir au milieu des tonnerres, et d'où notre génie a débordé en jets si lumineux. Ne donnons pas à ceux qui nous envient le spectacle d'un peuple caduc qui se repent de trop de gloire, qui a honte de trop d'éclat, de trop d'inspirations, et qui s'agenouille le front dans là poussière. — Au milieu de l'ébranlement du monde, relevons au contraire nos coeurs et nos têtes, et montrons aux peuples qui attendent pour fouler nos ruines, que la France n'est inféodée ni à la matière, ni à l'immobilité , ni à la mort !
Source : Gallica

Paul Drouilhet de Sigalas Comment les peuples finissent, par Paul Drouilhet de Sigalas… (1849)

Tout peuple a eu son Sinaï et son Moïse. N'oublions pas que les sociétés ne sont pas l'oeuvre de l'homme, mais l'oeuvre de Dieu, comme la nature, comme tous les corps. La même main a lance dans le temps lès peuples et les astrès. Le législateur ne transforme pas la nature humaine, il n'invente pas là machiné, il ne crée pas la société; il n'est que l'instrument, l'ouvrier choisi de Dieu ; c'est une tête plus élevée que les autres, et qui est frappée plus directement, et à une heure plus matinale, des rayons de l'éternelle vérité, de l'immuable loi.
Source : Gallica

Paul Drouilhet de Sigalas Comment les peuples finissent, par Paul Drouilhet de Sigalas… (1849)

L'histoire n'a plus qu'une tâche , celle de noter l'heure de cette mort sur le froid et impérissable granit de ses pages...
Ainsi, tout peuple, comme tout homme-, a sa jeunesse, son âge viril, sa vieillesse. Et cela, parce que tout ce qui s'agite sur la terre naît, vit et meurt; parce que tout commencement nécessite une fin ; parce que la vie appelle la mort; parce que Dieu n'a donné l'immortalité de la terre à aucun être vivant, soit peuple, soit individu.
Source : Gallica

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