Résumé

Portrait de Paul Durrieu Paul Durrieu L'Histoire du bon roi Alexandre… (1903)

Sous le rapport de la question d'art, on a, depuis longtemps, remarqué que les miniatures n'étaient pas toutes de la même main. Comme il arrive fréquemment pour les manuscrits de grand luxe, le travail d'illustration est une œuvre collective qui a été répartie entre divers artistes.
Les grandes miniatures du début de l'ouvrage, dont la première représente Jean Wauquclin remettant son livre au duc de Bourgogne, dans l'intérieur d'un palais qui porte sculptées les armoiries de Philippe le Bon*, sont l'œuvre d'un miniaturiste qui a eu la part prépondérante dans l'entreprise commune.
Source : Gallica

Portrait de Paul Durrieu Paul Durrieu L'Histoire du bon roi Alexandre… (1903)

Mais une chose reste toujours au-dessus de toute discussion, c'est que le maître de la Conquête de la Toison d'or, quel que soit son vrai nom, quelle que soit sa véritable patrie, est, dans son genre, un des plus charmants artistes que la Bruges du xve siècle ait abrités dans ses murs ; et que, parmi les œuvres de ce maître, les quatorze miniatures qu'il a peintes dans le manuscrit de l'Histoire du bon roi Alexandre, de la collection * Dutuit, comptent parmi les meilleures productions sorties de son pinceau.
Source : Gallica

Portrait de Paul Durrieu Paul Durrieu L'Histoire du bon roi Alexandre… (1903)

Rien d'exquis comme ces petits tableaux, où l'artiste, en prenant à son aise, pour les détails, avec les esquisses de Miélot, a figuré les épisodes, d'une donnée souvent naïve et parfois singulière, dans lesquels la Sainte Vierge intervient miraculeusement. Ce sont autant de scènes de mœuxs rendues avec un sentiment pénétrant de vérité. Les acteurs n'ont, en général, au plus que quatre ou cinq centimètres de haut, et cependant, sur leurs visages, de quelques millimètres à peine, nous pouvons lire l'expression de leur âme, leurs douleurs, leurs joies, leurs extases.
Source : Gallica

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