Résumé

Paul Lehr Niederbronn, la Naïade et une journée de Niederbronn… (1860)

Naguère à Niederbronn la Naïade me dit : « Fidèle visiteur, tu plaideras ma cause! »
Je l'ai fait, mais j'ignore, avocat sans crédit, Si l'on écoute mieux les vers que l'humble prose.
J'ai pu de Niederbronn vanter les bois ombreux, Les vallons enchanteurs, les douces promenades ; Mais je n'ai pas l'esprit assez présomptueux Pour vouloir, en docteur, diriger les malades.
A qui faisais-je appel? A ceux que leur santé Autorise à choisir, en toute liberté, Le lieu qui leur promet le plus de jouissances.
Source : Gallica

Paul Lehr Niederbronn, la Naïade et une journée de Niederbronn… (1860)

Venez à Niederbronn, partisans d'outre-Rhin !
Venez jouir en paix de mon vallon divin : Mon Urne est aussi riche en maris pour vos filles, Et puis. à des Français vous donnerez le pain ! »
La Naïade à ces mots, d'un filet d'eau m'arrose Et m'éveille soudain, puis m'offrant double dose Du liquide cristal, me dit avec douceur; « J'aime à compter sur toi, bien-aimé visiteur; « Tu me dois la santé, tu vas plaider ma cause !. »
Mon digne Ami, voilà le rêve que je fis :
Dans ma perplexité pour toi je le transcris.
Source : Gallica

Paul Lehr Niederbronn, la Naïade et une journée de Niederbronn… (1860)

Parfois à Niederbronn on voit aussi des sots, Tout l'art est de savoir s'en tenir à distance.
Mais on s'y heurte moins avec des parvenus Champignons de la Bourse, ou des joueurs perdus ; Avec des hobereaux ou nobles de fabrique, Dont l'orgueil colossal est devenu classique.
Dans ce monde sans faste ils seraient mal venus, Et pour nous leur absence est un charme de plus!
Un spectacle amusant vient très-souvent distraire Et d'un rire malin saisir les promeneurs.
Source : Gallica

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