Pierre-Laurent Maillet-Lacoste

Résumé

Pierre-Laurent Maillet-Lacoste Sur la crise actuelle de la société (1850)

Cette foule de grands hommes, proscrits par le peuple d'Athènes et par le peuple de Rome, voilà bien la société tyran de ses grands hommes. La civilisation aura fait un grand pas, lorsque la société n'aura point à trembler devant l'homme supérieur, quel que soit son génie militaire et politique, et lorsque cet homme supérieur n'aura point, par suite de sa supériorité même, à trembler devant la société.
Source : Gallica

Pierre-Laurent Maillet-Lacoste Sur la crise actuelle de la société (1850)

Est-il besoin que je dise maintenant combien je gémis pour la cause de la liberté elle-même, lorsque je vois pulluler de toutes parts ces tribuns à la tête haute, aux ignobles instincts, qui ne parlent d'humanité que la rage dans le coeur, qui n'aiment le peuple que comme un instrument; tyrans absurdes qui, après avoir proclamé si haut le principe du suffrage universel, ne craignent pas de déclarer que ce principe ne pourrait prévaloir contre l'existence de la république
Source : Gallica

Pierre-Laurent Maillet-Lacoste Sur la crise actuelle de la société (1850)

Si, au point surtout de civilisation où nous sommes arrivés, la majorité d'un peuple ordonnait le partagé égal des biens entre tous les habitants du pays, ce serait là un acte, non de législateurs, mais de brigands. La minorité pourrait bien être forcée, mais non pas obligée d'obéir. Quant à cette majorité , qui aurait fait un si coupable usage du suffrage universel, elle ne tarderait pas à trouver son châtiment dans la misère, dans la ruine universelle.
Source : Gallica

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