Résumé

Jean Bonhoure Dernier État social, ou Plan d'un gouvernement parfait et invariable… (1850)

Rien n'est plus beau et plus grand qu'un peuple qui connaît sa souveraineté et qui sait en jouir. Mais, pour qu'il puisse, la connaître et en jouir, il faut qu'il comprenne bien ces droits et ses devoirs sociaux, car sans cela il ne le peut.
Un gouvernement parfait et invariable n'est possible que chez, une nation raisonnable et courageuse, que chez une nation qui se voit souveraine, qui tient à l'être. Chez toute autre, il ne l'est point.
35 Tout peuple, alors, qui oublie sa souveraineté, qui la méconnaît, n'est pas un peuple libre, un peuple de citoyens.
Source : Gallica

Jean Bonhoure Dernier État social, ou Plan d'un gouvernement parfait et invariable… (1850)

Il comprend que c'est une bonne organisation sociale, une bonne forme de gouvernement.
Mais tout en le sentant, tout en le comprenant, il ne sait, pas agir, il ne sait pas du tout se procurer ce qui lui manque pour constituer une bonne société, pour la rendre libre, sage, juste et heureuse.
Dans cette vue, il tourne toujours autour du cercle, il en cherche toujours le point central, le point milieu, et ne le trouve jamais.
Quoi! un être comme lui! un être qui comme lui, est si savant, si intelligent, si pénétrant, ne peut parvenir à créer
un bon gouvernement?
Source : Gallica

Jean Bonhoure Dernier État social, ou Plan d'un gouvernement parfait et invariable… (1850)

Si, que l'on en soit sûr, que l'on n'en doute point, il le cherchera, il y essaiera ; car il sent que tel est son devoir et son désir.
Rien n'est plus beau que de chercher à sortir le monde: de la misère et de l'esclavage où il est plongé, où il gémit ; mais rien n'est aussi plus pénible et plus difficile. Car pour y essayer, pour en avoir l'idée, il faut que l'on s'en croit tout à fait capable, que l'on soit bien sûr de soi-même.
Source : Gallica

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