Jules Carret

Résumé

Jules Carret La Politique de Jean-Claude (1870)

Une révolution peut arriver, Jean-Claude, il ne faut pas nous en effrayer. Il faut souhaiter, cependant, que tout puisse s'arranger sans révolution. Si le pays tout entier montrait par son vote, ou même d'une autre manière, qu'il veut une certaine chose, personne n'essayerait de l'empêcher d'avoir cette chose. Si le pays tout entier disait : nous ne voulons plus d'armée, il n'y aurait plus d'armée. Si le pays tout entier disait : nous ne voulons plus d'empereur, parce qu'il coûte trop cher, ou pour une autre raison, soyez sûr, Jean-Claude, que l'empereur s'en irait.
Source : Gallica

Jules Carret La Politique de Jean-Claude (1870)

Dans la société, Jean-Claude, la plupart des gens croient qu'il y a justice à faire payer l'impôt à chacun en proportion de son avoir. Et cela n'est pas juste non plus, parce que chacun alors arrange ses affaires de manière à coûter le plus possible à la société, et on arrive à avoir les gros impôts et les gros gouvernements. On impose maintenant beaucoup d'industries qui n'ont rien à demander au gouvernement, et ces industries souffrent et diminuent. D'autres industries, au contraire, viennent à la place, qui ne vivent que grâce à l'impôt.
Source : Gallica

Jules Carret La Politique de Jean-Claude (1870)

Si on pouvait se passer de gouvernement, Jean-Claude, ce serait bien le mieux, parce que lorsqu'un gouvernement est établi quelque part, et si petit qu'il soit, toujours il veut grossir son pouvoir, il veut commander davantage, et la force qu'il a déjà lui sert à prendre de nouvelles forces ; et quand il est assez fort pour tromper les citoyens ou se battre contre eux, la liberté et la république courent un grand danger, parce qu'il y a toujours dans le gouvernement quelqu'un qui serait bien content de s'asseoir sur un trône.
Source : Gallica

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