Résumé

Pomarèdes au moment de son exécution… (1843)

POMARÈDES entendit prononcer sa condamnation avec un calme apparent, démenti cependant par la sueur qui inondait
son visage. Il dit aux gendarmes qui, en le reconduisant en prison, lui enjoignaient de se hâter : « Cela ne presse pas », et comme ils lui faisaient voir l'escalier du banc des accusés qu'il fallait descendre : « N'ayez pas peur, je ne tomberai pas. » Il passa tranquillement cette nuit et dormit bien ; mais, à son réveil, il parut bien plus affecté que la veille : la nuit porte conseil et ses réflexions durent être cruelles.
Source : Gallica

Pomarèdes au moment de son exécution… (1843)

Cependant que faisait et disait le condamné pendant ce trajet plein d'ignominie. Grâce au zèle et aux exhortations de l'abbé Cellier , il priait Dieu pour ses ennemis, et à plusieurs reprises il dit : « Je me réjouis maintenant; j'en mérite bien davantage; que Dieu m'en tienne compte ; prions pour eux. » Ce qu'il fit en effet, et tout le long de la route, il fut dans un livre apporté par son digne confesseur, les prières des agonisans, et même il se confessa.
Source : Gallica

Pomarèdes au moment de son exécution… (1843)

Heureux celui qui écoute à temps leurs paroles bienfaisantes , et s'y conforme avant qu'il soit trop lard ; heureux aussi le prêtre , auquel il a été donné de réconcilier avec Dieu une âme pécheresse et de la ramener, des marches de l'échafaud , jusque dans le giron de l'Église, qui a des entrailles à sentir toutes les misères et des pardons pour tous les péchés lavés par un repentir plein de sincérité !
Source : Gallica

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