Résumé

Réflexions sur l'idée de confier au clergé la tenue des registres de l'état civil… (1824)

Le curé sera-t-il maître de flétrir à jamais la mémoire d'un père de famille, de mettre en doute l'état de sa postérité, parce que le défunt, sous la foi d'une législation jurée , se sera contenté du mariage civil ? Et si cela pouvait être, croit-on que des générations entières verraient froidement leur existence ainsi compromise ?
Mais il est un autre inconvénient aussi grave, et particulier au décès. Les curés ne peuvent être chargés de constater la mort, sans l'être également des honneurs de la sépulture
Source : Gallica

Réflexions sur l'idée de confier au clergé la tenue des registres de l'état civil… (1824)

Plusieurs publicistes ont avancé que les lois faisaient les moeurs : ce principe peut être juste à l'époque de la formation des empires ; mais, quand une société est arrivée à l'excès de la civilisation , il est plus vrai de dire que ce sont les moeurs qui produisent les lois.
Sans doute il importe au bonheur de la société, à la satisfaction de chacun de nous, que la religion de nos pères soit honorée et respectée, que ses ministres jouissent de la considération qui leur est due
Source : Gallica

Réflexions sur l'idée de confier au clergé la tenue des registres de l'état civil… (1824)

Ainsi, toute contravention à la tenue régulière des registres doit être poursuivie en justice, et punie d'une amende (1) . Ainsi, toute altération aux registres, de quelque part qu'elle provienne, tout faux dans les actes, donnent lieu, nonseulement à des peines portées au Code pénal, mais encore à des dommages et intérêts envers les parties lésées (2) . Ainsi, dans les actes de mariage, trop de précipitation ou de confiance, l'omission d'une simple formalité, l'oubli de son rappel dans l'acte, entraînent l'amende et l'emprisonnement (5) .
Source : Gallica

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