Xavier de Quirielle

Résumé

Xavier de Quirielle L'Empire et la liberté. [Signé… (1867)

Il n'y a de garantie pour la liberté que dans la séparation effective du pouvoir individuel et du pouvoir centralisé. Chacun doit avoir ses limites précises et n'entrer l'un chez l'autre que le moins possible-, surtout il importe que nous ayons une idée bien nette de nos fonctions, et que nous nous gardions de croire que nous faisons de la liberté quand nous faisons du pouvoir collectif. Nous sortons alors du pouvoir individuel et nous sortons de la liberté pour exercer une puissance pleine de déceptions et de périls. La liberté peut être le but, mais elle n'est pas l'essence de notre acte
Source : Gallica

Xavier de Quirielle L'Empire et la liberté. [Signé… (1867)

Si l'on veut, en effet, confondre le pouvoir individuel avec le pouvoir collectif, ou, en termes plus simples, la liberté avec la souveraineté, on arrive fatalement à l'un de ces deux résultats : le despotisme ou l'anarchie, et souvent à tous les deux à la fois.
Liberté et souveraineté sont deux termes qui se contredisent et deux choses qui s'excluent. Où commence le pouvoir individuel, là finit le pouvoir collectif; où s'exerce le pouvoir collectif, là disparaît le pouvoir individuel.
Source : Gallica

Xavier de Quirielle L'Empire et la liberté. [Signé… (1867)

C'est que, durant l'antagonisme intérieur, l'aristocratie jouait le rôle du pouvoir central, et le peuple représentait le pouvoir individuel se repliant sur lui-même pour se défendre. Le jour où ce pouvoir s'est trouvé seul sur le champ de bataille, il a eu tous les vertiges et toutes les faiblesses de la tyrannie collective, c'est-à-dire de la tyrannie qui est au service des idoles populaires. De ce moment, Rome, avec ses théories politiques, n'avait plus que le choix des despotismes; elle fit acte de préservation et de sagesse en optant pour le despotisme d'un seul.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature