Résumé

Édouard Pinkcombe Deux mots au sénateur Dupont, par Edouard Pinkcombe (1873)

Rien n'y vient que du sel, des naufragés et des exilés d'Haïti. C'est là que les capitaines des navires aux cargaisons bien assurées viennent faire naufrage. La vie y est horrible. A moins d'avoir tué père et mère, je ne comprends pas que l'on y vive ; et j'y ai vécu douze jours, monsieur le sénateur. Après onze jours d'attente, le ciel m'envoya une goélette anglaise. Je l'affrétai le jour même, malgré les exigences du capitaine, et le lendemain, moyennant la somme de 400 piastres fortes, 2,133 francs 33 centimes, j'étais en route pour le Port-au-Prince.
Source : Gallica

Édouard Pinkcombe Deux mots au sénateur Dupont, par Edouard Pinkcombe (1873)

Sénateur et Président de l'Assemblée nationale, vous êtes une des premières autorités du pays. Vos paroles à la tribune, reproduites dans les colonnes du Moniteur Haïtien, ont trop de poids pour que je les laisse passer sous silence. Il me coûte beaucoup d'avoir à parler de moi. Depuis quatre ans bientôt, je fais le mort et ne demande qu'à rester dans l'oubli ; mais vous m'attaquez et avec violence, monsieur le sénateur, et comme la défense est un droit naturel, vous devez le savoir, puisque vous êtes avocat, à ce que l'on m'a dit, vous me forcez à prendre la parole pour me défendre...
Source : Gallica

Édouard Pinkcombe Deux mots au sénateur Dupont, par Edouard Pinkcombe (1873)

Je comprends, il est vrai, que vous devez m'en vouloir de ce que, malgré les événements, je suis resté fidèle , aux dépens de ma vie, à l'ami, au président Salnave. Je dois être pour vous un être imparfait. Que voulez-vous, monsieur le sénateur? N'est pas Janus qui veut, et tout le monde n'a pas la même souplesse d'échiné pour, comme l'acrobate, sauter d'une corde à l'autre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature