Résumé

Jacques-Nicolas Léger Haïti et la révision, par Jacques-Nicolas Léger… (1885)

L'état de choses qui dure encore ne permet guère à un Secrétaire d'État d'avoir l'autorité nécessaire pour pouvoir imposer ses idées. Le Président d'Haïti a sur lui un empire trop absolu et un pouvoir par trop discrétionnaire. Il nomme et il révoque, selon son bon plaisir; et le plus souvent les disgraciés n'ont pas les moyens de se défendre, ni d'élever des plaintes même discrètes. Le Chef du Pouvoir Exécutif peut, quand cela lui plaît, paralyser, annuler les efforts de ceux qui l'importunent par l'exposition de vues qui ne sont pas siennes.
Source : Gallica

Jacques-Nicolas Léger Haïti et la révision, par Jacques-Nicolas Léger… (1885)

Le temps est venu de faire comprendre à tous qu'on doit briguer certaines fonctions publiques, non pour la satisfaction de sentiments grossiers ou l'assouvissement d'appétits malsains, mais pour le bien qu'elles donnent le moyen de faire au pays dans l'intérêt duquel seul elles doivent être exercées. Il ne doit plus être permis au premier venu de s'emparer d'un pouvoir auquel ne l'auraient préparé ni ses études, ni des aptitudes spéciales, et de faire payer ensuite à tout un peuple les fautes et toutes les bévues qu'il lui plairait de commettre.
Source : Gallica

Jacques-Nicolas Léger Haïti et la révision, par Jacques-Nicolas Léger… (1885)

HAÏTI ET LA REVISION
Les charges survivent aux gouvernements qui les ont établies. — Et les fautes ne sont pas toujours expiées par ceux qui les ont commises : nécessité de prévenir une telle injustice, en prenant des précautions pour l'avenir.
« Les hommes passent; le pays reste. »
Haïti longtemps encore gémira sous le poids des charges successivement accumulées; son malheureux et généreux peuple souffrira, peinera, supportant seul les conséquences de mesures qu'il n'aurait ni désirées, ni conseillées.
Source : Gallica

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