Alphonse Ribell

Élements biographiques

Alphonse Ribell,  Éloge de Jobert de Lamballe : prononcé le 11 avril 1868… (1869)

“ Il fut mortellement frappé de cet abandon ; et comme une idée fixe dégénère souvent, dans certaines natures, en monomanie, il se vit bientôt entouré d'ennemis. Les lauriers de son rival l'empêchaient de dormir ; son humeur devint fantasque , irascible , on le voyait souvent errer sans but. A l'hôpital, fatal symptôme ! il était devenu d'une douceur exemplaire avec tout le monde, malades, élèves et infirmiers. Enfin, un jour, son cerveau éclata : intelligence, génie, imagination, tout disparut comme l'éclair. ”
Source : Gallica

Alphonse Ribell,  Éloge de Jobert de Lamballe : prononcé le 11 avril 1868… (1869)

“ C'est à nous donc, Messieurs, qu'il appartient de rendre hommage à tous ces maîtres qui, ne connaissant d'autre bonheur que le travail, d'autre gloire que le progrès social, d'autre récompense que leur propre satisfaction, ont sacrifié aux générations futures leur jeunesse, leur santé et même leur vie, et nous ont laissé, à nous médecins particulièrement, assez de matériaux pour aplanir notre route dans la difficile carrière que nous parcourons. ”
Source : Gallica

Alphonse Ribell,  Éloge de Jobert de Lamballe : prononcé le 11 avril 1868… (1869)

“ L'amitié non plus ne l'a pas favorisé : les jeunes médecins ses élèves, dont il avait adouci les commencements difficiles, l'ont abandonné quand ils n'ont plus eu besoin de lui; ingratitude habituelle à notre époque, Messieurs, où tout semble se réduire à avoir le plus d'argent possible, n'importe le moyen pour l'acquérir. Si Jobert a été ainsi délaissé par le monde, il faut en chercher la raison dans la rudesse de ce caractère étrange qui ne connaissait pas l'hypocrise, et dans les malheurs qui l'avaient frappé quand il avait voulu se donner les joies de la famille. ”
Source : Gallica

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