Comte de Caix de Saint-Aymour

Élements biographiques

Comte de Caix de Saint-Aymour L’Enlèvement d’une princesse de Hohenzollern au XVIIe siècle

C’est à ce parfait gentilhomme, fils et frère de ducs et pairs, qu’elle résolut de se confier et de demander une retraite honorable.
Mais la chose n’allait pas sans difficultés.
Massauve, en effet, autant par amour-propre que par habitude, ne voulait pas être abandonné et luttait avec violence contre ces idées de retraite. Des scènes déchirantes avaient lieu entre les deux amans. La comtesse avait le cœur brisé : on ne rompt pas sans douleur une liaison déjà ancienne, resserrée par le souvenir des communs dangers, des communes misères.
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Comte de Caix de Saint-Aymour L’Enlèvement d’une princesse de Hohenzollern au XVIIe siècle

Il devint bientôt la coqueluche et le suivant préféré des galantes damoiselles de la comtesse d’Isembourg.
Celle-ci, entendant dire monts et merveilles du jeune officier français, désira le voir de plus près. Mariée à un soudard plus âgé qu’elle de trente ans, oisive et romanesque, elle ne demandait qu’à se distraire autant que le permettait l’ombrageuse jalousie de son époux. Comme elle était musicienne, et que Massauve jouait du luth avec un véritable talent, ce fut là le premier prétexte de relations plus fréquentes.
On sait que la musique adoucit les mœurs.
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Comte de Caix de Saint-Aymour L’Enlèvement d’une princesse de Hohenzollern au XVIIe siècle

Le comté d’Isembourg, petit État souverain de la Wétéravie, non loin de Trêves et de Cologne, n’était pas une résidence bien séduisante ; ses châteaux ne présentaient pas, en ces temps de guerre et de troubles, toute la sécurité désirable, et le comte Ernest avait installé ses pénates dans la grande ville de Cologne, où sa famille trouvait, pendant les longues absences que l’obligeaient à faire ses nombreuses charges, un abri sûr et une vie plus facile.
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