Emma Pieczynska, L'école de la pureté (3e éd.) (1900)
“ La douceur d'aimer est inséparable de l'amour ; mais, comme la carrière de la pensée se limite en se proposant le plaisir pour but, la croissance de l'amour se voit arrêtée par la complaisance dans le sentiment. Il s'étiole. Ses ailes ne le portent plus aux altitudes où il est capable de s'élever. La sentimentalité énerve l'amour. Ici encore, c'est le plaisir qui se met à la place du but. L'objet de l'âme, c'est Dieu, et Dieu, c'est la sagesse dans l'amour. Les affections où la sagesse et la pensée n'entrent pour rien ne sont pas du domaine de l'âme. ”
