Jean-Baptiste Saint-Jure

Élements biographiques

Jean-Baptiste Saint-Jure,  La vie de M. de Renty, ou le Modèle d'un parfait chrétien… (1833)

“ « Je bénis Notre-Seigneur de ce qu'il vous disposé à vous abandonner vous-même ; c'est pour vous, mener à la pureté de son amour , qui sans cela ne peut être pur : car il, faut savoir que notre amour vers Dieu ne consiste pas à recevoir beaucoup de dons et de grâces de lui, mais à renoncer beaucoup à soi, à s'oublier et à souffrir pour lui, et cela constamment et courageusement. » C'est ainsi qu'il expliquait la nature de l'amour de Dieu.
En effet, on n'a jamais dit que l'amour consisté à recevoir, mais à donner. Plus on donne, et des choses grandes et de grand prix, plus on aime
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Saint-Jure,  La vie de M. de Renty, ou le Modèle d'un parfait chrétien… (1833)

“ Nous parlons dans ce Chapitre de l'Oraison de cet homme de Dieu, et nous disons que comme l'Oraison est le grand canal par lequel les dons de Dieu découlent dans nos âmes, le moyen le plus assuré pour acquérir les secours et les grâces nécessaires à notre salut, et l'instrument le plus général dont nous nous servons dans la vie spirituelle pour en faire toutes les fonctions et nous avancer dans la vie purgative pour la ruine des vices et des péchés, et dans l'illuminative pour la pratique des vertus, et dans l'unitive pour arriver à l'union avec Dieu où consiste notre perfection ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Saint-Jure,  La vie de M. de Renty, ou le Modèle d'un parfait chrétien… (1833)

“ L'humilité, disait-il, est la base qui porte et qui soutient tout l'oeuvre de Dieu en nous ; elle fait la créature si nue et si séparée d'elle-même, qu'elle ne lui laisse point le pouvoir d'aucun regard sur soi, mais la rend si occupée de la grandeur de Dieu qui l'anéantit, qu'elle est toute perdue en respect et en abaissement : c'est là la grâce des Chrétiens voyageurs , qui, nus et dépouillés de tout, ne s'estiment qu'un néant et un souffle d'être, lequel n'ayant que ce qu'il a reçu de Dieu, n'a instinct que pour Dieu. C'est une belle humilité de ne voir en soi que le néant ”
Source : Gallica

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