Joseph Senties

Élements biographiques

Joseph Senties Le joueur, ou Le nouveau Stukéli… (1807)

Vieillard me quitter, en levant au ciel des yeux chargés de larmes. Cette scène me causa la plus grande émotion , et éveilla telles mes angoisses , tous mes remords. Quelle cruelle nuit ! qu'elle me parut longue ! et cependant je redoutais plus que la mort, l'instant où je rencontrerais les regards de mon oncle. C'était pour Eugénie que j'avais consenti à m'y exposer : mais qu'allais-je faire ? En supposant que mon oncle me pardonnât, pouvais-je encore prétendre à devenir l'époux de mademoiselle Maribert ? Irais-je lui offrir la main d'un homme ruiné , avili , déshonoré ?
Source : Gallica

Joseph Senties Le joueur, ou Le nouveau Stukéli… (1807)

M. Prémal vint me voir le lendemain. —Mon cher Dellac , me ditil en entrant, j'ai droit de me plaindre de vous. Confident de votre bonheur, avant le départ de mademoiselle Maribert, pourquoi ne le suis-je pas des regrets que vous donne son absence Pourquoi semblez-vous me fuir ? n'est-ce pas à l'amitié à sécher les larmes que fait verser l'amour ? Me rendriez-vous assez peu de justice pour me mettre au nombre de ces hommes qui ne savent que partager les plaisirs de leurs amis, et dont les coeurs sont fermés à leurs peines ?
Source : Gallica

Joseph Senties Le joueur, ou Le nouveau Stukéli… (1807)

Cela sera d'autant plus facile, que je n'ai encore fait aucune proposition aux parens l'Eugénie. — Ah ! mon cher oncle, qu'il s'en faut de beaucoup que vous ayez lu dans mon coeur ! la charmante Eugénie m'a inspiré le plus violent amour, et je sens que le reste de ma vie s'écoulera dans les regrets et la douleur," si je suis condamné à ne point le passer avec cette céleste créature.
Source : Gallica

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