Jury

Élements biographiques

Jury,  Souvenirs, par P. M. C. Jury, éditeur (1843)

“ Alors, je ramenais mes yeux sur cet immense panorama de maisons, dans lequel un million d'hommes fourmillent, s'agitent, rient et pleurent, se succèdent dans la vie, et forment une
chaîne qui passe à travers les siècles Plus
loin, au-delà de ce génie d'or qui monte vers le ciel, un autre peuple répose sous la terre.
Je me surpris à rêver, je descendis.
Depuis quelques instants, je me promenais dans la belle avenue de Neuilly; un bruit de voiture se fait entendre, c'était celle du duc d'Orléans; mon coeur me l'avait dit avant mes yeux.
”
Source : Gallica

Jury,  Souvenirs, par P. M. C. Jury, éditeur (1843)

“ Oui : pour obtenir le congé de mon enfant, le seul qui me reste, et sans lequel, hélas, je ne puis vivre; en vain en ai-je fait la demande aux autorités ; ils sont sourds! vous faites bien, lui dis-je, de vous adresser au duc d'Orléans, j'ai la conviction que
vous serez mieux écouté, justement le voici
avancez-vous hardiment. Le vieillard fait un pas, présente d'une main tremblante sa pétition.
”
Source : Gallica

Jury,  Vie de l'abbé Perrin, aumônier des prisons de Lyon… (1838)

“ Quand il a le malheur d'avoir un condamné , il ne le quitte presque plus ; il va chaque jour s'enfermer pendant plusieurs heures avec lui dans ce cachot dont il ne doit sortir que pour montera l'échafaud.
M. Favier, dans sa courte notice de l'abbé Perrin, raconte l'anecdote suivante , qui peint l'homme beaucoup mieux que ne pourrait le faire l'écrivain le plus habile. Entraîné par la force de l'habitude, un des prisonniers ayant dérobé un jour sa tabatière, l'abbé Perrin s'avança au milieu d'eux , et leur dit : Que celui d'entre vous qui m'a pris ma tabatière, la remette dans cette main!
”
Source : Gallica

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