Portrait de Nicolas Bergasse Nicolas Bergasse Essai sur la loi, sur la souveraineté… (1817)

La loi positive est pareillement obligatoire; mais elle ne l'est, pour un peuple, que lorsqu'il l'a consentie, c'est-à-dire, lorsque par un acte solennel de sa volonté il a reconnu que les institutions qu'on lui propose , sont l'expression de cette raison suprême dans la dépendance de laquelle il doit vivre.
Un peuple est une société d'êtres libres qui ont une conscience et une intelligence. Or, on voit bien qu'on n'a pas le droit de constituer en société des êtres libres qui ont une conscience et une intelligence, par des lois dont ils n'auroient pas connu et senti la vérité.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Bergasse Nicolas Bergasse Essai sur la loi, sur la souveraineté… (1817)

Ne me dites pas que ce qui convient à un peuple qui a des habitudes saines peut ne pas convenir à un peuple corrompu. Que faut-il à un peuple corrompu ? Ce qu'il faut à un peuple qui a des habitudes saines, la vérité, qui seule encourage, corrige et régénère, il en est de la vérité comme de l'innocence. Le tyran le plus farouche ne frappe l'innocence qu'en détournant les yeux. Un regard de l'innocence feroit tomber le fer de sa main homicide. La vérité aussi , surtout la vérité morale, dès qu'elle se montre, épouvante celui qui l'avoit bravée jusques-là.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Bergasse Nicolas Bergasse Problème fondamental de la politique moderne… (1829)

Il faut donc, pour prévenir cette ruine imminente du monde civilisé, résoudre la grave question de cette opposition absolue des deux partis qui, dans ce moment, paraissent se partager, non seulement la domination de l'opinion, mais de plus la toute-puissance de la raison. Et c'est là le PROBLÈME FONDAMENTAL que l'humanité doit résoudre actuellement pour éviter une nouvelle chute morale, et surtout pour accomplir ses destinées sur la terre.
Source : Gallica

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