Société française de philosophie, Revue de métaphysique et de morale
“ Ouvrez un manuel de physique; on y dissertera parfois, aux premières pages, sur les propriétés générales de la matière, sur sa divisibilité, son impénétrabilité, etc., mais on s’abstiendra soigneusement de rechercher la sensation immédiate, de la distinguer d’avec la perception. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que la science — provisoirement s’entend et en tant que point de départ — se sert des perceptions en leur entier, telles que les sens semblent les offrir dès l’abord à l’homme non prévenu. L’ensemble de ces perceptions est désigné en philosophie comme le monde du «réalisme naïf». ”
