Tanehiko Ryūtei

Élements biographiques

Tanehiko Ryūtei Ban zai sau. 5, Komats et Sakitsi… (1875)

« C'est singulier, dit Sakitsi, ces paroles me font désirer de mourir. »
Komatsu, l'entendant parler ainsi, ne put retenir ses larmes. « Bien étranges, en vérité, sont les liens qui nous unissent. Mais si vous êtes enchaîné à mon malheureux sort je joindrai l'impiété à l'ingratitude en permettant que vous me suiviez dans la route ténébreuse qui mène aux enfers. » Et le mélodrame qui continuait toujours leur porta encore ces paroles :
Quand même tu mettrais ton esprit à la torture et tu pousserais de nombreux soupirs, Tu n'arriveras point à aimer les autres en pensant à toimême.
Source : Gallica

Tanehiko Ryūtei Ban zai sau. 5, Komats et Sakitsi… (1875)

La mère Myausan, vivement affectée de ces propos et pour soustraire son fils aux désagréments que sa conduite lui attirait, le confina dans la chambre la plus retirée de la maison et lui ôta toute liberté d'action. Mais on avait placé là, pour récréer les yeux, un vase de fleurs où Tsikusai imagina de glisser une lettre de Komatsu toute mouillée de larmes et où cent fois étaient répétés ces mots : Je t'aime! je t'aime! Sakitsi la serrait dans ses mains et jetait des regards furtifs tout autour de la chambre pour s'assurer qu'il n'était point aperçu.
Source : Gallica

Tanehiko Ryūtei Ban zai sau. 5, Komats et Sakitsi… (1875)

« Komatsu ! » — « Sakitsi ! » descendirent sans bruit en se donnant la main. Sakitsi se glissa avec sa compagne le long des branches d'un pin qui se trouvait à portée de la fenêtre et sortit de la maison
aussi furtivement qu'il y était entré. Ils s'éloignaient en courant le long de la rivière quand tout à coup le chant du mélodrame que tous les mois on représentait près du pont des Pruniers, chez Tsurusava, parvint jusqu'à eux. Alors s'arrêtant pour écouter, ils entendirent les paroles suivantes :
Que reste-t-il de l'existence ?
La vie est le chemin qui mène à la mort.
Source : Gallica

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