Résumé

11 Mai 1886. Banquet du groupe de l'Union monarchique de la Conférence Molé-Tocqueville (1886)

Le temps est proche, Messieurs, j'en ai la profonde conviction, où, n'ayant pu les empêcher, nous aurons à les réparer.
Non, je ne puis croire que ce grand pays de France puisse supporter plus longtemps ce régime d'anarchie dans lequel on le traîne comme sur une claie.
Anarchie gouvernementale, où les ministres tombent les uns sur les autres sans même laisser au pays le souvenir de leurs noms, vivant sans programme, sans idée, au jour le jour, prêts à sacrifier les plus graves intérêts de l'avenir au désir de prolonger une heure de plus leur existence inutile et néfaste !
Source : Gallica

11 Mai 1886. Banquet du groupe de l'Union monarchique de la Conférence Molé-Tocqueville (1886)

Vous ne confondrez pas l'autorité qu'avant tout vous avez à relever, avec l'oppression des minorités et des consciences, et quand vous aurez donné la stabilité, la force, le respect à ce gouvernement réparateur, vous ne le désintéresserez pas de la liberté, car si elle peut devenir, dans les jours de trouble et de défaillance, un instrument d'anarchie, elle reste, quand le pouvoir est entre des mains loyales et fermes, la plus noble et la plus sûre des armes.
Source : Gallica

11 Mai 1886. Banquet du groupe de l'Union monarchique de la Conférence Molé-Tocqueville (1886)

Dans un vieux pays comme le nôtre, où la monarchie a été si longtemps le symbole et la représentation de l'ordre régulier de la société, où sa chute a coïncidé à tant de reprises avec l'ébranlement même de l'ordre social tout entier, où la royauté a laissé partout son empreinte et pénétré le sol de ses racines ; les idées de conservation et de monarchie sont unies dans l'esprit de tous ceux qui pensent et dans le fond de l'âme de ceux qui ne disent pas tout ce qu'ils pensent.
Source : Gallica

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