Achille Chéreau

Résumé

Achille Chéreau Le médecin de Molière (1881)

« Les paroles de Mauvillain semblent plutôt s'adresser au cœur qu'aux oreilles de ceux qui l'écoutent; il est si bien élevé, si charmant, que non-seulement les grâces semblent habiter en lui; on devrait encore dire qu'il a été formé par leurs mains » (3) .
Mauvillain devait être le médecin qu'il fallait à Molière. Tout le monde sait qu'étant un jour au dîné du roi : — Vous avez un médecin, dit le roi à Molière, que vous fait-il? — Sire, répondit Molière, nous causons ensemble, il m'ordonne des remèdes, je ne les fais point et je guéris.
Source : Gallica

Achille Chéreau Le médecin de Molière (1881)

Tel est l'homme, tel est le médecin que Molière rencontra sur son chemin, qu'il aima, et qui vécut dans l'intimité du poète (2) . Mauvillain appartenait à cette classe de médecins qu'on rencontre encore aujourd'hui : plus gens d'esprit que de science, plus hommes du monde que docteurs, portés par goût vers les arts, hantant les artistes et les théâtres, n'ayant rien d'austère ni de sévère, aux manières élégantes, à la toilette toujours soignée, « tirés à quatre épingles », peignés et parfumés avec complaisance
Source : Gallica

Achille Chéreau Le médecin de Molière (1881)

Dans ce même Malade imaginaire, où il a osé se mettre lui-même en scène, Molière fait ainsi parler Argan et Béralde : ARGAN : C'est un bon impertinent que votre Molière, avec ses comédies; et je le trouve bien plaisant d'aller jouer d'honnêtes gens comme les médecins.
BÉRALDE : Ce ne sont point les médecins qu'il joue, mais le ridicule de la médecine.
Non, Molière ne nourrissait pas de haine contre les médecins, dont il appréciait les qualités,
et dont il recherchait le commerce.
Source : Gallica

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