Résumé

Alexis Godin Discussion des rapports des comités des finances et des travaux publics sur le rachat des chemins… (1848)

La Convention serait nulle, dit-on, parce qu'elle constituerait un abus de la souveraineté. -Comment! si la Nation ne possédait pas son hôtel des Invalides et Paris sa Halle aux Blés, etc., que, déjà grevé d'énormes charges et ne pouvant les bâtir, le Gouvernement engageât les particuliers à le faire, en suspendant pour quinze ans son droit d'expropriation, on dirait qu'il y a abus de la souveraineté! On dirait que l'Etat n'est pas obligé par une promesse sous la foi de laquelle on l'aurait doté d'aussi utiles édifices!
Source : Gallica

Alexis Godin Discussion des rapports des comités des finances et des travaux publics sur le rachat des chemins… (1848)

Si l'expropriation est un droit utile, l'impôt est un droit nécessaire. Et cependant on a vu des gouvernements engager à bâtir des maisons en les dispensant d'impôt pendant un certain nombre d'années; on n'a jamais dit qu'à cet égard la souveraineté eût abusé d'elle-même. Or, les chemins de fer sont certes plus utiles que des maisons, et le droit d'expropriation moins essentiel, en général, que celui de l'impôt.
Source : Gallica

Alexis Godin Discussion des rapports des comités des finances et des travaux publics sur le rachat des chemins… (1848)

Et on ne comprendrait pas qu'à une époque de progrès on vînt dire qu'un gouvernement ne peut modifier législalivement, dans l'intérêt public actuel et avenir, l'usage de ce droit; que dans le but de faire créer par les particuliers d'importantes propriétés publiques, une nation ne peut leur garantir pendant quinze ans la jouissance qu'elle leur accorde, et qu'elle subordonne, d'ailleurs, à toutes les conditions nécessaires à l'intérêt public.
Source : Gallica

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