Alexis Godin Observations sur le projet de loi d'expropriation des chemins de fer (1848)

C'est par le crédit qu'elles peuvent développer leur richesse, et le crédit ne s'obtient que par la loyauté et l'exactitude. Par le crédit, on dispose des capitaux d'autrui; on exploite leur puissance. Or, on obtient d'autant plus de capitaux qu'on exécute mieux ses engagements. Ne pas payer ses dettes, c'est donc tendre à s'appauvrir. Dans la plus haute portée philosophique de l'expression, payer ses dettes, c'est faire tout ce qu'on doit; c'est être juste. Or, la sagesse divine nous l'a dit : la justice est la vraie source de l'abondance.
Source : Gallica

Alexis Godin Discussion des rapports des comités des finances et des travaux publics sur le rachat des chemins… (1848)

La Convention serait nulle, dit-on, parce qu'elle constituerait un abus de la souveraineté. -Comment! si la Nation ne possédait pas son hôtel des Invalides et Paris sa Halle aux Blés, etc., que, déjà grevé d'énormes charges et ne pouvant les bâtir, le Gouvernement engageât les particuliers à le faire, en suspendant pour quinze ans son droit d'expropriation, on dirait qu'il y a abus de la souveraineté! On dirait que l'Etat n'est pas obligé par une promesse sous la foi de laquelle on l'aurait doté d'aussi utiles édifices!
Source : Gallica

Alexis Godin Rapport fait à l'assemblée générale des actionnaires de la dernière Compagnie française des Indes occidentales et de la Chine… (1861)

Vous avez maintenant à reconstituer définitivement la liquidation : à en déterminer la forme et les pouvoirs, afin de parvenir, aussitôt que possible, selon la justice, la raison et l'intérêt commun, à la répartition de l'actif réalisé,—et aussi pour essayer au moins de recouvrer, s'il y a lieu, après nos longues tempêtes politiques et nos grandes évolutions sociales, tout ou partie des importants débris d'un capital consacré par nos pères à une œuvre éminemment nationale.
Source : Gallica

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