Résumé

Au Retour de l'assemblée ; par un disciple de Colins (1874)

C'est le plus fort, n'est-il pas vrai? C'est répudier la souveraineté du peuple en théorie; c'est invoquer la souveraineté de la raison, et n'avoir de base que la force brutale. Quel supplice que l'ignorance !
— « Vouloir, dit encore M. Thiers, opérer la transaction avant le combat, c'est vouloir la paix avant la guerre. Cette vérité est triste, mais elle est incontestable; les hommes ne traitent que quand ils ont épuisé leurs forces. »
— C'est incontestable pour toute l'époque d'ignorance sur la réalité du droit.
Source : Gallica

Au Retour de l'assemblée ; par un disciple de Colins (1874)

A l'anarchie ! on a tant abusé de ce mot, qu'il n'effraye plus. Au contraire, chaque parti, soit au pouvoir, soit hors du pouvoir, espère, sans oser se l'avouer, qu'il en sortira le triomphe de son idole. Les malheureux ! ils ne se doutent pas qu'une anarchie de plus en plus continuelle, de moins en moins séparée par des intervalles de despotisme, c'est la destruction de tout droit, de toute famille, de toute propriété ; c'est un retour, non à la sauvagerie, où il y a de l'ordre, mais à la non-existence de l'humanité sur le globe.
Source : Gallica

Au Retour de l'assemblée ; par un disciple de Colins (1874)

Le plus fort, dit Jean-Jacques, n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir.
Le souverain de fait, le souverain par la force se trouve donc obligé, sous peine d'anarchie, c'est-à-dire sous peine de mort d'ordre ou de mort de souveraineté, de transformer sa force en droit. Or, il n'y a qu'un moyen d'opérer cette transformation : c'est de faire accepter la règle, comme venant d'un être sur-terrestre, supposé raison éternelle et sanction étemelle de la règle.
Source : Gallica

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