Auguste Brizeux

Auguste Brizeux

Résumé

Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Les Poètes du terroir

Brizeux, a-t-on écrit, ne s’est pas seulement révélé comme le chantre le plus profondément humain de la Bretagne : il a enrichi la littérature française d’un mode d’expression nouveau : la poésie intime, familière, basée sur l’amour du sol et du foyer, et dans ce genre qu’il a créé, où la foule des rimeurs l’a sans cesse suivi, il est resté le maître incontesté.
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Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Les Poètes du terroir

Car le malheur de tous est le malheur d’un seul.
Mais, ô bardes pieux ! vous qui parmi la mousse
Retrouverez un jour la harpe antique et douce,
Et dont le lai savant répétera dans l’air
Les soupirs de la lande et les cris de la mer,
Quand, avec ses faubourgs, la ville est ivre et folle,
Criez qu’un malheureux en secret se désole ;
Si vos cœurs sont souffrants, vous-mêmes plaignez-vous,
Car le malheur d’un seul est le malheur de tous.
Chantres de mon pays, plaignez celui qui souffre !
Paris roula Le Bràz bien longtemps dans son gouffre
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Portrait de Auguste Brizeux Auguste Brizeux Les Poètes du terroir

« La mer, la lande, les souvenirs de la patrie des ancêtres, furent pour l’enfant les premières sources d’impressions, de ces impressions qu’une âme naïve recueille saus les comprendre, qui s’y endorment et paraissent s’y éteindre, puis, un jour, se réveillent tout à coup, pleines de fraîcheur et d’énergie [1] . » Après avoir fait d’excellentes études aux collèges de Vannes et d’Arras, il fut clerc d’avoué, commença son droit à Paris, partit pour l’Italie et finalement vint se fixer à Montpellier, où il mourut d’une affection de poitrine, le 3 mai 1858.
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