Résumé

Benvenuto Cellini Œuvres complètes de Benvenuto Cellini

« Benvenuto mio, ajouta-t-elle, n’as-tu jamais entendu dire que le diable rit quand le pauvre donne au riche ? » — « Le diable, répliquai-je, a tant de chagrin, que je veux le voir rire une fois. » — Je me retirai, pendant qu’elle se hâtait de me dire qu’elle se refusait à lui octroyer cette grâce.
Lorsque j’arrivai à la boutique, Lucagnolo tenait un cornet renfermant l’argent qui lui avait été remis pour prix de son vase. — « Compare un peu, me dit-il, ce que tu as reçu pour ton joyau avec ce que j’ai eu pour mon vase. »
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Benvenuto Cellini Œuvres complètes de Benvenuto Cellini

Cette dévergondée de Pantasilea eut à peine vu le beau Luigi, qu’elle conçut des desseins sur lui. Après le souper, je tirai Luigi à part, et je le priai, au nom de la gratitude qu’il professait pour moi, d’éviter toute liaison avec cette fille éhontée. — « Eh ! Benvenuto mio, s’écria-t-il, me prenez-vous donc pour un insensé ? » — « Non, lui répondis-je, mais pour un jeune homme inexpérimenté ; du reste, je vous assure, sur Dieu, que je ne me soucie pas le moins du monde de cette femme, mais je serais désolé que vous vous rompissiez le cou à cause d’elle. »
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Pendant que je travaillais au beau vase de l’évêque de Salamanque, j’avais pour tout aide un jeune apprenti que je n’avais pris que grâce à de vives sollicitations d’amis, et presque contre mon gré. Il avait quatorze ans environ, se nommait Paulino, et était fils d’un citoyen romain qui vivait de ses rentes. Ce Paulino était l’enfant le mieux élevé, le plus honnête et le plus beau que j’eusse jamais vu. Ses manières polies et prévenantes, son extrême beauté et son dévouement m’inspirèrent pour lui la plus forte affection que puisse renfermer la poitrine d’un homme.
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