Henri Beyle,
Revue des Deux Mondes
“ Il en coûtait à la princesse de se priver de la grâce charmante de Sénecé, qui, si elle ne lui faisait pas de scène, était sur le point de lui dire cent folies ; mais elle avait trop d’orgueil pour différer de s’expliquer. Une coquette est jalouse par amour-propre ; une femme galante l’est par habitude ; une femme qui aime avec sincérité et passionnément a la conscience de ses droits. Cette façon de regarder, particulière à la passion romaine, amusait fort Sénecé : il y trouvait profondeur et incertitude ; on voyait l’âme à nu pour ainsi dire. L’Orsini n’avait pas cette grâce. ”
